N°223- Fiat 500 électrique (2021) : l'essai vérité sur son autonomie

Grâce à sa grosse batterie de 42 kWh, la petite Fiat 500 électrique promet jusqu'à 313 km d'autonomie sur son cycle d'homologation WLTP. Une valeur généreuse pour une citadine que nous avons voulu vérifier sur notre parcours-test dédié aux voitures électriques. Verdict ?


Avec leur bouille craquante, leur gabarit riquiqui et leur silence absolu en ville, les récentes citadines Fiat 500, Mini Electric et Honda e réussissent ce que peu d’électriques arrivent à faire : envie ! Leur côté chic et branché fait passer la pilule d’un prix encore élevé… à l’inverse de leur autonomie, trop juste rapportée au tarif réclamé. Mais toute règle a son exception. En attendant la 500 « city range » (batterie de 23,7 kWh et 185 km de rayon d’action), cette 500 « long range » de 42 kWh est homologuée à 313 km d’autonomie, soit presque 100 km de mieux que ses rivales Honda et Mini. Et pour ne pas faire poireauter ses heureux propriétaires lors des trajets vers la mer, la 500 tolère des recharges jusqu’à 85 kW sur borne rapide pour recouvrer 80 % de charge en 35 minutes (le temps d’une pause sandwich).



Vérifions ces jolies promesses sur notre parcours-type de 249 km entre la banlieue parisienne et Reims, en empruntant l’autoroute à l’aller et les routes secondaires au retour. Reste à anticiper le départ : pour recharger ses batteries à 100 %, la 500 réclame 4 h 15 sur borne publique 11 kW, environ 6 heures sur Wallbox 7,4 kW et plus de 24 heures sur prise domestique standard. Quelle autonomie sur autoroute ? Départ de notre borne « fétiche » située à Croissy-Beaubourg (Seine-et-Marne), avec une batterie abreuvée à 92 %. La petite 500 se cale rapidement à 130 km/h sur l’autoroute A4, aidée par un léger vent de dos qui ne réduit pas les bruits d’air, importants à cette allure. C’est dommage car pour le reste, l’italienne rappelle davantage une polyvalente qu’une pure citadine. Sa tenue de cap est imperturbable. Son système de conduite semi-autonome (mêlant centrage actif dans la voie et régulateur de vitesse adaptatif, de série en finition haute La Prima) est un agréable compagnon. Ses sièges bien dessinés soutiennent mieux les cuisses et les lombaires que ceux de la 500 thermique, au bénéfice du confort sur long trajet. Les belles performances ne rappellent pas davantage sa petite sœur à essence, grâce à une machine électrique développant 118 ch et 220 Nm de couple. Suffisant pour expédier les redémarrages au péage, assurer de bonnes relances après qu’un poids lourd a squatté la file de gauche, ou conserver les 130 km/h en haut des longues rampes d’autoroute. Et la consommation dans tout ça ? Raisonnable, avec une moyenne de 21,9 kWh/100 km qui autorise un rayon d'action de 170 km à ce rythme. Cela reste court, mais supérieur à la lanterne rouge Honda e, qui avait échoué à 112 km seulement sur ce parcours.

Quelle autonomie sur route ? Après une recharge rapide achevée sans encombres (lire plus bas), nous repartons pour 140 km de routes secondaires en sens inverse. Confortable sur le lisse ruban autoroutier, la 500 séduit un peu moins sur chaussée dégradée avec une suspension toujours lâche qui peine à retenir les mouvements de caisse et secoue les passagers de haut en bas. Si la direction très légère et le manque de maintien latéral n’invitent guère à hausser le rythme en virage, la 500 relance au moins avec vigueur en sortie de village et ne souffre pas d’un freinage trop difficile à doser, comme c’est souvent le cas sur les modèles électriques. En mode normal, la récupération d’énergie est assez faible à la décélération, mais elle devient franche en mode Range ou Sherpa, qui dispensent même d’utiliser la pédale de frein pour s’arrêter totalement. Mais, malgré notre rythme paisible, le vent de face empêche de battre des records de consommation : la 500 termine sa boucle à 16,4 kWh/100 km de moyenne, soit 227 km d’autonomie estimée. La Honda e avait abdiqué à 170 km sur ce même parcours… Avec sa batterie plus petite en revanche, la légère Volkswagen e-up! avait signé un joli score de 280 km grâce à une consommation de 11 kWh/100 km seulement.

Et la recharge ? Arrivée à la borne rapide Ionity avec une batterie chargée à 28 %, la Fiat 500 annonçait 27 minutes pour repasser à 80 %. Finalement, il n’a fallu que 19 minutes pour atteindre ce seuil grâce à une puissance de charge conforme aux annonces et chutant peu jusqu’à 80 % (la jauge d'énergie atteignait déjà 45 % après 5 minutes, 60 % après 10 minutes). Pour préserver la durée de vie de la batterie, cette puissance fléchit hélas ensuite, au point de réclamer 50 minutes supplémentaires pour récupérer les 100 %. Voilà tout le paradoxe : c’est sur long trajet qu’une charge maximale prend tout son sens pour maximiser l’autonomie, quand une charge partielle suffit aux besoins du quotidien. Et puisque le réseau Ionity facture la recharge au temps passé sur ses bornes, le coût au kilomètre peut vite exploser sur longue distance. Stellantis n’ayant pas participé au financement de ce réseau, les acheteurs de Fiat 500 ne jouissent pas de tarifs préférentiels et doivent s’acquitter de 0,79 € par minute de branchement. Nos 109 km d’autoroute ont ainsi coûté 20 € de « carburant ». Et, si nous avions patienté 50 minutes de plus pour atteindre la charge complète, la facture aurait culminé à près de 60 € ! Une donnée à bien intégrer avant d’entamer un voyage…


https://www.largus.fr/actualite-automobile/fiat-500-electrique-2021-lessai-verite-sur-son-autonomie-10639406.html




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