N°154 Fiat 500 1957-Histoire d'une légende urbaine


LANCÉE un 4 juillet 1957, la Fiat 500 était la moins chère des voitures de sa génération. Un avantage qu'elle détenait sur sa seule rivale, la britannique Austin Mini. Pourtant, l'acheteur de la 500 n...

LANCÉE un 4 juillet 1957, la Fiat 500 était la moins chère des voitures de sa génération. Un avantage qu'elle détenait sur sa seule rivale, la britannique Austin Mini. Pourtant, l'acheteur de la 500 n'avait pas, à l'époque, le sentiment d'acquérir une auto au rabais. D'ailleurs, ses adeptes ne roulaient pas par dépit en Fiat mais plus simplement par envie, toutes classes sociales confondues. Sa carrière a été exceptionnellement longue puisque, produite à 3,6 millions d'exemplaires, elle a vécu de 1957 à 1975. C'est, paradoxalement, à l'automne de sa vie qu'elle a connu ses records de production avec la version L presque luxueuse avec ses pare-chocs renforcés, sa planche de bord plus flatteuse, un peu de moquette et quelques chromes qui, malgré tout, se piquaient vite.


Partir en Vancance en Fiat 500
fiat-S. Hermann & F. Richter retrofit-car

La Fiat 500 n'était pas belle, elle était mieux que cela. Elle avait du charme. Un charme fou qui faisait oublier tous ses défauts : architecture vite datée, moteur arrière, boîte de vitesses sans synchro, suspension oscillante à géométrie (trop) variable, largeur aux coudes étriquée, coffre avant ridicule, bruit insupportable. Une bouille amusante Qu'importe, la 500 savait tout faire. Moins de trois mètres de long lui permettaient de trouver toujours une place trop grande pour elle en ville. Une direction douce commandée par un petit volant, un rayon de braquage de vélo et une boîte bien étagée rendaient un slalom citadin ou un dépassement jubilatoires. D'un bref coup de poignet, dès les beaux jours, elle se transformait en petite découvrable, inondant de lumière chaude son habitacle qui savait compter jusqu'à quatre petites places et bien davantage en Italie. Malgré sa vocation urbaine, elle n'avait pas peur de prendre la route. La qualifier de grande routière serait très excessif. Mais ses 18 ch Din lui permettaient de pointer à 95 km/h, vitesse où le minuscule bi-cylindre bramait joyeusement dans le dos. Si la 500 était économique pour l'époque (6 litres aux 100), elle n'était pas réalisée à l'économie comme ses contemporaines françaises. Bien sûr, il n'y avait que le minimum syndical à bord et l'hiver, ses passagers grelottaient en raison d'un chauffage symbolique. En revanche, l'été, elle ne se muait pas en four grâce à son demi-toit en toile et ses glaces descendantes qui autorisaient le coude à la portière. Comment une aussi petite voiture pouvait faire autant de bruit ? Son vertical-twin de 500 cm³ lâchait un son peu amène de ferraille tout comme son démarreur, commandé au plancher par une manette à côté du court levier de vitesses. Mais tous ces sons désagréables n'étaient rien par rapport à ceux émis par la boîte de vitesses à crabots, sans synchros, comme celle d'une moto. Difficile de passer la première au chant plaintif sans entendre un « clonck » et de rétrograder sans percevoir un « crack » tout en ayant la sale impression de tailler dans le vif des pignons. Emportée par une longue maladie appelée rouille qui a décimé des générations de Fiat, la 500 a disparu durant trente ans de nos rues. Mais, elle a toujours gardé de nombreux fans qui roulent encore avec et se sont même organisés en clubs. Ils l'aiment pour sa bouille amusante, pour le reflet qu'elle renvoi d'une époque où la vie était semble-t-il plus douce.


une vidéo de présentation (désolé en italien)



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(1) https://www.lefigaro.fr/automobile/2007/07/06/03001-20070706ARTFIG90149-histoire_d_une_legende_urbaine.php


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